Pour cette édition 2017 des Sapinières, Vélo Morvan Nature s'était déplacé en force à Saulieu.

Des riders de tous les âges et de toutes les tailles, prêts à en découdre avec les parcours de 10, 25 et 45 kilomètres.

Avant de partir, on profite des premiers rayons du soleil qui succèdent aux rideaux de pluie tombés durant les dernières heures pour prendre un photo de famille.

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Les chemins risquent d'être bien détrempés vu ce qui est tombé dans la nuit, cela risque d'ajouter à la difficulté des parcours, d'autant que pour certains des plus jeunes, c'est une première expérience sur une distance de 45 kilomètres.

9 heures, on rejoint le départ. C'est un départ libre : tant mieux, chacun part quand il le veut, ça évite les désagréables embouteillages dès que la route se resserre !

Les autres sont déjà partis, j'attends Claude que j'ai croisé sur le parking et qui avait prévu de rouler tout seul. Il roulera donc avec nous, plus on est de fous plus on rit !

Depuis l'Espace Jean Bertin, il faut rejoindre le stade après avoir traversé l'ex-nationale 6, peu fréquentée de si bonne heure un dimanche matin. Tant mieux, la traversée pourrait donner des sueurs aux bénévoles qui assurent la circulation.

Ouf, ça y est, on rejoint les premiers chemins dès la sortie de Saulieu. Ca grimpe un peu, le ton est donné, c'est boueux !

Dès le Bois de Brenil, on peut rouler dans des singles très sympas, en sous-bois. C'est très photogénique avec le soleil qui perce à travers les branches.

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Pas de trace des autres qui sont partis un peu avant nous... On pédale pourtant à un bon rythme mais on ne rattrape personne ! Ca doit rouler fort devant ! Pas grave, rira bien qui rira le dernier !

Après une dizaine de kilomètres, gros embouteillage en pleine sapinière ! C'est un single fraîchement tracé, en dévers et très meuble, qui cause des difficultés. Ca casse un peu le rythme, c'est dommage, d'autant qu'il y a un chemin juste en dessous réservé aux marcheurs. A sa sortie, on retrouve Denis, victime d'une crevaison, mais aussi le groupe parti sur le 25 kilomètres, dont Hugo qui a cassé son câble de dérailleur. Jef s'atèle à la réparation, mais c'est plus ardu que prévu. Hugo terminera en single-speed. Quant à Jef, il nous retrouvera bien au premier ravito... Allez, c'est reparti !

Les jeunes sont chauds-bouillants, la cadence est bonne.

Premier ravito, deux-trois abricots secs, un peu de pain d'épices... Toujours pas de Jef à l'horizon, on repart : il a les jambes, il nous rattrapera !

Direction le sud-ouest, la pente s'élève progressivement. On retrouve les sentiers qu'on avait balisé pour l'édition 2016 de la Mouxoise : beau, joueur, ludique, mais aussi un poil plus physique.

L'euphorie du début de matinée des plus jeunes est passée, ça devient plus dur !

Augustin, qui s'est fait mal dans une superbe descente quelques minutes plus tôt, commence à avoir des crampes ! Ca va être dur, on est à mi-parcours, et à la moitié seulement du dénivelé annoncé ! Yann joue la voiture-balai pour le ramener à bon port.

Sur le chemin du tacot, je me fais repeindre le maillot par Tom, décidément très à son aise pour éclabousser tout le monde à coup de roue arrière dans les flaques d'eau stagnante. Ca se paiera !

Il est déjà tard quand Claude, tout en puissance dans un passage de rivière à gué, casse sa chaîne.

Pendant la pause mécanique, Jef nous rejoint, chaud bouillant. Denis n'est pas là ? Non, il arrive à son rythme nous dit Jef.

Quelques bosses plus tard, on rejoint le second ravito où la radio diffuse un air d'opéra qui dénote avec la musique habituelle des vidéos de VTT, avant de rejoindre les rives du Lac de Chamboux, par des chemins de plus en plus boueux. Comme on y va plutôt tranquille, de nombreux VTT sont passés avant nous et les chemins ont souffert !

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La première partie du Lac de Chamboux est plutôt technique, et Manu glissera d'une des passerelles pour plonger dans les orties. Mais entre les orties et le barbelé de l'autre côté, il y a moindre mal.

L'autre rive du lac est plus praticable, mais ce n'est qu'un répit avant les deux dernières bosses de la journée.

D'abord celle d'Island, qui viendra à bout des mollets de Benjamin, lui aussi victime de crampes, puis celle qui remonte sur Collonchèvres, jamais facile en fin de parcours, mais qui cette fois passera plutôt bien.

Reste à rentrer par le chemin du tacot puis le stade, et à se laisser couler jusqu'à l'arrivée.

Au final, c'était un très beau parcours (45 kilomètres, 911 m de D+). La distance et la boue ont causé des difficultés aux plus jeunes, mais c'est comme ça qu'on apprend ! Et surtout, on a encore découvert des chemins qu'on ne connaissait pas : c'est ça qui est super avec le Morvan, il y a toujours de la nouveauté même pour les locaux !

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