La Mouxoise | 28 avril 2019 | Moux en Morvan (58)

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C’est chouette le moi d’avril !

La météo devient plus propice à la pratique. On s’épluche alors comme des oignons : Adieu veste de pluie, couches thermiques et autres sur-chaussures !

Sauf que…

Sauf que la météo de cette fin avril est toute pourrie (#printempsmoncul).

Un rapide coup de d’œil par la fenêtre le confirmera, le ciel est bas et lourd, chargé d’une pluie froide qui ne demande qu’à tomber. C’est marrant, la météo à la télé était moins pessimiste. C’est donc que ça va se lever, non ?

Pour aller rouler ce matin, il faut donc s’habiller comme au mois de novembre et se mettre un bon coup de pied aux fesses pour sortir le vélo fraîchement lavé de la sortie à l’école de VTT de la veille.

Mais bon, comme on a rencart avec une partie de la troupe, on va honorer le rendez-vous. Direction Moux en Morvan, pour une rando jeune mais mature, avec une organisation habituellement bien rodée. Pour mémoire, on a été partenaire des premières éditions. Les bonnes habitudes ont été conservées et les innovations sont pertinentes.

Direction le Sud, donc !

Mais la réputation du Sud est galvaudée ! Pas plus de soleil en arrivant sur place.

Je me gare et regarde avec délectation mon voisin de parking foutre les pieds dans une grosse flaque en descendant de sa voiture. Verdict : Le combo claquettes-chaussettes n’est pas waterproof.

Direction les engagements.

Je croise David T, engagé sur le 22 km (qui cumulera au final plus de 600 m de D+, très familial donc), puis les minots, Bastien et Evan (accompagné de Jérôme), courageux et motivés. Un peu plus loin, Jef, Yann, Tom et Raph sont quasi prêts à partir. Quelle distance ? 42 km. J’arrive.

Hop, c’est parti !

Les parcours sont plutôt bien fichus, il y a de quoi moduler selon la forme.

On attaque par une partie déjà visitée, mais complétée de nombreux single fraîchement tracés. C’est marrant,  mais souvent un peu court. Dommage que la pluie des dernières heures les ait rendus très glissants. On a parfois l’impression de faire du home-trainer, puisque même en pédalant, ça n’avance pas.

Du coup, je ne suis pas top sur le début de rando. C’est toujours désagréable dans ces conditions, on alterne entre pluie et éclaircies, entre chaud et froid.

Après le premier ravito, j’enlève une épaisseur et… Aaaah, ça va mieux !

Tant mieux, parce que les deux premiers tiers sont plutôt costauds. L’essentiel du dénivelé y est concentré, et les chemins sont par endroit à la limite du roulable, notamment où ça a été débardé récemment.

C’est aussi cette partie de la trace qui a le plus d’intérêt paysager : les sous-bois sont superbes quand le soleil daigne y laisser percer ses rayons, et les points de vue ouverts abondent. L’alternance pluie (voire grésil) / soleil fait ressortir les nuances de vert. Y’a pas à dire, c’est beau !

Je suis Tom qui utilise la moindre racine ou le moindre caillou pour décoller. C’est dingue cette habitude qu’on les moins de 20 ans de sauter dans tous les sens. Du coup, pour me foutre de sa gueule, je l’imite. Jusqu’à ce qu’une réception un poil hasardeuse relève mon bec de selle. Qu’importe, ça n’a pas trop bouger, je vais rouler comme ça jusqu’au prochain ravito.

Après de multiples zig-zag, on rejoint les rives du Lac des Settons, au niveau du barrage. S’en suivent les singles qui le longe sur les deux tiers. Mouais, je suis moins fan.

Le Lac des Settons en 50 nuances de gris.

Mince, il est où ce ravito ? Car si je suis bien dans les descentes, quand la pente s’inverse, c’est finalement nettement moins confortable. Et mon multi-outils, trop large, ne me permet pas de corriger la position.

Ah, c’est là.

Jef me fait la maintenance le temps que je croque deux carrés de chocolat. C’est reparti pour les derniers kilomètres, majoritairement à profil descendant. Yann manque le dernier single, trop occupé à appuyer sur les pédales. On l’attend avec Tom, puis on reprend la route, on est presque arrivé.

De retour au point de départ, on signale notre retour, et on nous remet en échange un kit anti-crevaison (l’occasion de tester les rustines autocollantes). Inédit !

Un petit verre de soupe et direction la maison. Le nettoyage du vélo va être long !

En chiffres : 42 km / 912 m D+ / 3h17.

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